Cheminements vers Compostelle, le livre

« Partir à Compostelle ! ».
Marcher, se confronter à la solitude
et surtout à la durée.
Un jour cette idée m’a traversé.

CHEMINEMENTS est le récit et les photos de cette marche sur le Chemin de Compostelle depuis Le-Puy-en-Velay jusqu’à Saint-Jacques que j’ai prolongée jusqu’au Cap Finisterre. C’est l’histoire de ces cheminements, l’un pédestre et l’autre intérieur, l’un façonnant insensiblement l’autre. Revient-on changé d’un tel périple ? Oui, sans conteste, mais on n’en revient pas autre, peut-être simplement un peu plus soi-même.

J’ai voulu ce livre beau (346 pages couleurs), un livre à s’offrir ou à offrir,
un livre pour se rappeler son Chemin, pour le partager avec ses proches ou pour en rêver.

Le prix pour un exemplaire de Cheminements  est 25,00 € hors frais d’expédition.

Réservez votre exemplaire ICI .

Quelques aperçus et extraits.

Extrait du carnet de voyage à feuilleter.

Une vidéo vers Compostelle.

Cette petite vidéo résume l’esprit de ces CHEMINEMENTS vers Compostelle, celui qui structure mon livre, un témoignage et un partage.

Départ de Conques – Extrait

Départ de ConquesDépart huit heures, il y a de la brume dans le creux de la vallée. Sur le versant opposé on entrevoit la chapelle Sainte-Foy qui fait face à sa grande sœur l’abbatiale.

La descente depuis le centre du village est assez raide pour aboutir au pont « romain ». La remontée sur le versant opposé l’est également. La courte étape de la veille, plus une bonne nuit, même écourtée, m’ont permis de récupérer. Je monte la côte sans effort et j’avoue que j’éprouve une satisfaction triviale à me sentir en forme et à doubler de nombreux marcheurs.

Arrivé sur le plateau j’entends derrière moi un pas qui me suit. En voilà un que je n’ai pas réussi à semer ! Je décide de l’attendre et de faire connaissance. C’est Henri. Il est aussi à la retraite, il est bordelais, il va jusqu’à Cahors. Il a remarqué mon allure et aimerait faire un bout de route avec moi. A ma grande surprise cette idée me plaît, à moi, le supposé grand solitaire. Je suis comme un gosse qui vient de se faire un copain.

En chemin vers Moissac – Extrait

Vers MoissacIl faut que je m’arrête pour masser ma cheville. Je laisse filer mon partenaire : même s’il ne parle pas un mot de français ni d’anglais il aurait fait un bon compagnon de route, il avait un bon pas, sans forcer, un vrai marcheur. Il reste vingt-cinq kilomètres à faire : ça n’est pas gagné.

En route, dans un instant de découragement, j’envisage de m’arrêter à l’hôtel-restaurant Aube Nouvelle qui est signalé par mon guide comme étant sur le Chemin. Pendant une heure j’en rêve. Je l’attends. C’est devenu mon but. Arrivé à son niveau j’hésite. Il est isolé, loin de tout, sans doute très calme mais si j’ai besoin de soins comment faire ? Je décide de continuer, un petit massage et je repars clopin-clopant. Ma moyenne n’arrête pas de baisser. En route je croise l’Allemand qui fait une petite pause. Tout compte fait je ne suis peut-être pas si lent que ça.

Le paysage est comme ce matin avec le soleil en plus ; des montées et des descentes pas très longues mais raides et de grandes portions plates surtout sur du goudron qui chauffe les pieds. Je ne suis pas fatigué mais cette douleur permanente à la jambe est pénible.

Vers el Alto del Perdòn – Extrait

Au loin PampeluneLe paysage devient désertique, au loin sur une crête toute une batterie d’éoliennes qui tournent, le vent est assez fort, j’ai dû resserrer la jugulaire de mon chapeau qui a failli s’envoler à plusieurs reprises. Il fait très beau avec une température raisonnable. Ici c’est le paysage d’Espagne tel que je l’aime, tout est ocre, jaune et, au loin, un petit village perdu au milieu des labours. Ça me plaît beaucoup.

Hier j’avais un petit peu de vague à l’âme et la route m’avait paru interminable peut-être parce que j’étais un peu fatigué. Depuis Pampelune je suis ravi, d’abord par la bonne surprise à redécouvrir cette ville, puis ces étendues qui me séduisent. C’est magnifique, j’adore.

Un coup pour rien : j’ai quitté le sentier et suis monté jusqu’au cimetière de Zariquiegui pensant y trouver de l’eau comme c’est la coutume en France, mais le portail était verrouillé. En redescendant, encore un monument à la mémoire d’un pèlerin, un Belge cette fois qui est venu trouver sa fin ici.

Un peu plus de quatorze heures, j’arrive au village de Zariquiegui et comme d’habitude pas un chat mais une fontaine où je refais le plein.

Anima ! Vers Compostelle – Extrait

anima ! compostelleQuatorze heures il pleut toujours. Que vais-je faire ici avec cette pluie ? Autant marcher, je décide de continuer. J’attends une vague éclaircie, rien. Tant pis je me jette sous l’eau. Pour en finir c’était plus impressionnant depuis la fenêtre du café : la cape remplit bien son rôle, je suis à l’abri. Direction Carrion de los Condes à environ vingt kilomètres.

Peu après Fromista, à Poblacion de Campos, et jusqu’à Carrion de los Condes le Chemin côtoie la grand route sur une piste balisée par des bornes estampillées de la coquille. Rien d’exaltant mais sans doute que les endorphines commencent à agir, je me sens bien malgré ce temps pourri, la proximité de la route et cette piste sans fin pleine de flaques d’eau. La circulation est quasiment nulle mais les rares voitures ou camions qui me doublent ou me croisent ouvrent leur vitre pour me crier Anima ! (courage) : ça me dope. Quelques cyclistes pèlerins font de même, pourtant ça ne doit pas être facile pour eux non plus, je leur retourne l’encouragement mais ils sont déjà loin. La vie est belle.

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