Vers el Alto del Perdòn – Extrait

Au loin PampeluneLe paysage devient désertique, au loin sur une crête toute une batterie d’éoliennes qui tournent, le vent est assez fort, j’ai dû resserrer la jugulaire de mon chapeau qui a failli s’envoler à plusieurs reprises. Il fait très beau avec une température raisonnable. Ici c’est le paysage d’Espagne tel que je l’aime, tout est ocre, jaune et, au loin, un petit village perdu au milieu des labours. Ça me plaît beaucoup.

Hier j’avais un petit peu de vague à l’âme et la route m’avait paru interminable peut-être parce que j’étais un peu fatigué. Depuis Pampelune je suis ravi, d’abord par la bonne surprise à redécouvrir cette ville, puis ces étendues qui me séduisent. C’est magnifique, j’adore.

Un coup pour rien : j’ai quitté le sentier et suis monté jusqu’au cimetière de Zariquiegui  pensant y trouver de l’eau comme c’est la coutume en France, mais le portail était verrouillé. En redescendant, encore un monument à la mémoire d’un pèlerin, un Belge cette fois qui est venu trouver sa fin ici.

Un peu plus de quatorze heures, j’arrive au village de Zariquiegui et comme d’habitude pas un chat mais une fontaine où je refais le plein.

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